La mousson d’été 2009 se déroulera
en compagnie des auteurs et des traducteurs :
Marion Aubert, Carles Batlle (Catalogne), Luciana Botelho, Isabelle Bres, Lluïsa Cunillé (Catalogne), Evelyne de la Chenelière (Québec), Alice Denoyers, Guilad Evron (Israël), Nathalie Fillion, Rodrigo García (Espagne), Esther Gerritsen (Pays-Bas), Händl Klaus (Autriche), Hélène Henry, Dominique Hollier, Dimitra Kondylaki, Alexandre Koutchevsky, Denise Laroutis, David Lescot, Angélica Liddell (Espagne), Jean-Paul Manganaro, Yannis Mavritsakis (Grèce), Fabrice Melquiot, Pau Miró (Catalogne), Newton Moreno (Brésil), Angeles Muñoz, Monique Nagielkopf, Yves Nilly, Fausto Paravidino (Italie), Jean-Marie Piemme, Frères Presniakov (Russie), Eloi Recoing, Céline Robinet, Pauline Sales, Esteve Soler (Catalogne), Leticia Scavino, Frédéric Sonntag, Claudio Tolcachir, Christilla Vasserot, Naomi Wallace (Etats-Unis), Gérard Watkins, Jean-Paul Wenzel, Zohar Wexler
des acteurs, musiciens et metteurs en scène :
Quentin Baillot, Stéphanie Béghain, Véronique Bellegarde, Daniel Berlioux, Thomas Blanchard, David Bobée, Marc Bodnar, Elisabeth Catroux, Nadège Coste, Melchior Derouet, Michel Didym, Gabriel Dufay, Claude Duneton, Fellag, Rodrigo García (Espagne), Flavien Gaudon, Magdalena Grondona, Anne-Lise Heimburger, Melisa Hermida, Grinstein Hernan, Norah Krief, Daniel Largent, Jean-Claude Leguay, Eric Lehembre, David Lescot, Serge Maggiani, Judith Magre, Jose Maria Marcos, Daniel Martin, Catherine Matisse, Mell, Pau Miró (Catalogne), Newton Moreno (Brésil), Fabien Orcier, Daniela Pal, Julie Pilod, Pascal Rénéric, Johann Riche, Edouard Signolet, Philippe Thibault, Claudio Tolcachir (Argentine), Laurent Vacher, Stéphane Varupenne (de la Comédie Française), Gérard Watkins, Jean-Paul Wenzel, Lou Wenzel, Zohar Wexler, Jonathan Zak.
et aussi :
Catherine de Rosa, Éric Didym, Olivier Goetz, Yoann Herda, Charlotte Lagrange, Laurent Lalanne, Isabelle Moindrot, Laurent Mulheisen, Jean-Pierre Ryngaert, Nicolas Tisserand…
Samedi 22 Août 2009
18h Inauguration de la Mousson d’été
et vernissage de Portraits d’auteurs en mousson d’été 2008 réalisation Eric Didym et Catherine de Rosa le photographe Eric Didym et la plasticienne Catherine de Rosa mettent en scène les auteurs de la mousson d’été dans l’abbaye des Prémontrés.
19h lecture
Contre le progrès - 7 petites pièces burlesques de Esteve Soler (Catalogne) texte français de Alice Denoyers dirigée par Daniel Berlioux avec Norah Krief et Gérard Watkins dans le cadre du partenariat de la Mousson d’été avec la Sala Beckett - Obrador Internacional de Dramaturgia et l’Institut Ramon Llull - Llengua i cultura catalanes.
Contre le progrès sont sept courtes pièces qui mélangent horreur et comédie. Sept moments qui nous sont aussi étrangers que proches. Sept visions surréalistes et saisissantes d’un progrès qui n’avance pas, un progrès qui nous méprise.
Esteve Soler est né en 1976 en Catalogne. Il étudie la mise en scène et la dramaturgie à l’Institut du théâtre de Barcelone. Ses dernières pièces sont : Runes, Jo sóc un altre !, Davant de l’home et Contra el progrès. Il a traduit deux pièces de Sarah Kane 4.48 Psychose et Purifiés. Par ailleurs, Esteve Soler est critique de cinéma et membre de la rédaction de la revue théâtrale Pausa. Il vit à Barcelone et travaille régulièrement avec la Sala Beckett.
20h45 lecture
Morbid de Fausto Paravidino (Italie) texte français de Jean-Paul Manganaro dirigée par Michel Didym assisté de Edouard Signolet avec Quentin Baillot, Stéphanie Béghain, Thomas Blanchard, Elisabeth Catroux, Jean-Claude Leguay, David Lescot, Daniel Martin, Catherine Matisse, Julie Pilod et Philippe Thibault (musique) L’arche est l’agent théâtral de ce texte
Dans un restaurant, trois groupes d’amis sont installés sur des tables séparées : deux duos, un groupe de quatre personnes. Leurs conversations se mêlent les unes aux autres, ne laissant éclore que des bribes de compréhension au fur et à mesure des répliques. Entre plaisanteries légères, disputes menaçantes, subterfuges et entreprises de drague éhontées, des liens se nouent et se dénouent entre les trois tables. La scène se situe dans deux espaces : la salle de restaurant, le lieu où tout se dit et se prédit, et la salle de bain, le lieu où les choses à cacher se laissent entrevoir. Lorsque l’on ouvre la porte qui mène de l’un à l’autre, une autre temporalité se révèle et nous laisse entrevoir ce qui est déjà arrivé, avant que la conversation précédente n’ait lieu. Et l’on découvre finalement des vérités insoupçonnées…
Fausto Paravidino est acteur de théâtre et de cinéma, metteur en scène, traducteur de Shakespeare et de Pinter, scénariste. Il est aussi et avant tout auteur de pièces où il cherche chaque fois à expérimenter une nouvelle forme dramatique. Il a écrit plusieurs pièces dont Due fratelli, récompensé des Prix Tondelli 1999 et Ubu 2001, Tutta colpa di cupido, La malattia della famiglia M, couronné du Prix Candoni Arta Terme 2000 et Natura morta in un fosso. Il écrit aussi pour le cinéma (Texas, 2005) et la télévision.
22h30 Concert – Johann Riche
Suivi de DJ set – on vous passera des disques
Dimanche 23 août 2009
9h30 – 12h30 Ateliers de l’Université d’été
14h lecture
Tentation de Carles Batlle (Catalogne) texte français de Isabelle Bres dirigée par David Bobée avec Serge Maggiani, Fabien Orcier et Lou Wenzel dans le cadre du partenariat de la Mousson d’été avec la Sala Beckett - Obrador Internacional de Dramaturgia et l’Institut Ramon Llull - Llengua i cultura catalanes. pièce publiée aux Editions Théâtrales en coédition avec la Maison Antoine Vitez
Tentation raconte trois existences entre lesquelles un drame se noue, celui qui lie Hassan, un Marocain sans papiers fraîchement débarqué en Catalogne ; Guillem, un antiquaire bourgeois ; et Aixa, la fille de ce dernier, elle aussi clandestine, hébergée chez Guillem, et qu’il emploie tantôt comme bonne à tout faire, tantôt comme amoureuse. La pièce se décline en plusieurs monologues, et, le dialogue – rare – entre les personnages, renfermés dans un univers clos et univoque, est rendu possible grâce à un système vidéo. Leurs histoires se croisent et se percutent, et révèlent chez eux des ambivalences récurrentes : entre amour et haine, fascination et mépris, fatalisme culturel et désir légitime de liberté, la pièce dévoile les innombrables facettes que peut revêtir l’être humain.
Carles Batlle est considéré comme l’une des figures majeures de la dramaturgie catalane. Ses textes se caractérisent par l’inquiétude formelle mais aussi par une observation radicale des contradictions de la société contemporaine. Plusieurs de ses œuvres ont été publiées et mises en scène : Sara i Eleonora ; Combat. Paisatge per a desprès d’una batalla ; Les veus de lambu ; Suite (Prix de la Société Générale des Auteurs et Editeurs) et Oasis (Finaliste du Prix Born 2001). Il écrit des essais et développe une activité de professeur de dramaturgie à l’Institut du Théâtre de Barcelone. Il est membre du Conseil Artistique du Teatre Nacional de Catalunya.
16h Rencontre très formelle avec Fausto Paravidino
18h spectacle
Sous contrôle de Frédéric Sonntag dirigé par Éric Lehembre en collaboration avec Nadège Coste par la Troupe amateur du Bassin Mussipontain
Espace Saint-Laurent de Pont-à-Mousson
Au sein d’un état de surveillance généralisée, sympathisants et opposants au régime s’espionnent dans une atmosphère de paranoia permanente qui n’est pas sans créer de graves troubles des identités et des comportements. Mais ne sont-ils pas en réalité que les acteurs d’une série télé ? En 22 séquences, Sous contrôle décrit un monde où les fils de la réalité ne peuvent se démêler de ceux de la fiction, où Politique et Spectacle semblent ne jamais pouvoir être dissociés.
Frédéric Sonntag est auteur, metteur en scène et acteur pour la compagnie AsaNIsiMAsa. Ses textes (Idole, Disparu(e)(s), Intrusion, Des heures entières avant l’exil, Nous étions jeunes alors, Incantations), ont été joués au Centre Dramatique National d’Orléans, à Dijon, à Montevideo, à Théâtre Ouvert, au Théâtre de l’Odéon, à la Comédie de Reims, et à Mains d’œuvres. Trois de ses pièces ont été éditées par Théâtre Ouvert dans la collection Tapuscrit. En tant qu’acteur, Frédéric Sonntag a joué sous la direction de Jacques Lassalle, Claude Duparfait, Olivier Py, Joris Lacoste, Christian Colin.
20h45 lecture
Bashir Lazhar de Evelyne de la Chenelière (Québec) dirigée par Michel Didym assisté de Edouard Signolet Avec Fellag et Daniel Largent (musique)
Un homme d’origine algérienne est engagé dans une école québécoise comme professeur remplaçant. Au-delà du choc des cultures, son contact avec les élèves de sixième année le confronte à un événement violent qu’il a récemment vécu. Occupé à se recomposer une personnalité, il se frotte à l’injustice et à l’incompréhension des autorités scolaires. Une ode tout en douceur et en humour au courage et à la survie.
Evelyne de la Chenelière, auteure et comédienne franco-canadienne, a écrit plusieurs pièces, dont Des fraises en janvier, créée à Carleton, puis produite à Montréal par le Théâtre d’Aujourd’hui et reprise par la Compagnie Jean Duceppe, et enfin traduite en anglais, allemand et écossais (la pièce fut présentée lors de l’édition 2006 du Festival d’Edimbourg). Elle a également créé une pièce jeune public, L’Héritage de Darwin, présenté à la Maison Théâtre de Montréal. Bashir Lazhar a aussi fait l’objet de traductions anglaise et allemande. Sa dernière création, Chinoiseries, montée en juillet 2005 à Carleton, dans une mise en scène de la chorégraphe Catherine Tardif, a fait l’objet d’une tournée au printemps 2007.
22h30 spectacle ( en espagnol, surtitré en français)
Tercer cuerpo, l’histoire d’une tentative absurde texte et mise en scène de Claudio Tolcachir (Compagnie Timbre 4 / Argentine) assistant mise en scène Melisa Hermida texte français de Leticia Scavino avec Magdalena Grondona, Melisa Hermida, Grinstein Hernan, Jose Maria Marcos et Daniela Pal lumières Omar Possemato Scénographie Gonzalo Cordoba Estevez
Coproduction : Théâtre Timbre 4 (Argentine) et Festival international Teatro a Mil (Chili) Avec le soutien de Fondo Nacional de las Artes et Proteatro. Direction de production : Maxime Seugé et Jonathan Zak
Promotion en France : Linea Directa – Judith Martin
au Centre culturel Pablo Picasso de Blénod-lès-Pont-à-Mousson
Le bureau d’une administration oubliée, la maison d’un couple, un bar et un cabinet médical. Différents lieux se succèdent dans un seul et même espace où les vies de cinq personnages se croisent. Cinq personnages unis par la solitude, l’incompréhension et la nécessité d’aimer.
Cinq vies, cinq désirs d’aimer, cinq personnes. Pendant ce temps on vit, on travaille, on tente. Peur de ne pas être, peur qu’on sache qui je suis. Peur et incapacité. L’histoire d’aimer et de ne pas savoir quoi faire. L’histoire d’une tentative absurde. Et monter les escaliers. Et vouloir vivre malgré tout.
Sandra, Moni et Hector sont collègues de bureau. Ces histoires s’entremêlent mystérieusement à celle de Manuel et Sofia, un jeune couple dont l’irruption dans ce bureau altérera définitivement les liens apparemment stables. Au fil de la pièce, ces histoires de solitude et d’amour se mêlent et se démêlent entre cruauté et humour.
00h DJ set - on vous passera des disques
Lundi 24 août 2009
9h30 – 12h30 ateliers de l’Université d’été
14h lecture
Les morts qui touchent (texte pour vivants, fantômes et paysages) de Alexandre Koutchevsky dirigée par David Lescot avec Elisabeth Catroux, Gabriel Dufay, Anne-Lise Heimburger, Judith Magre, Fabien Orcier et Gérard Watkins
Plusieurs intrigues s’entrecroisent dans ce texte en forme de compte à rebours : Cristobal Kendo, passager clandestin burkinabé embarque à Ouagadougou sur le train d’atterrissage d’un avion à destination de Paris. Il tombe congelé en forêt de Rambouillet. Parallèlement, une mère et sa fille sont en voiture dans la vallée de Chevreuse. La mère va mourir d’un cancer. La fille recueille ses dernières demandes : elle veut être enterrée avec des fleurs, des pensées. C’est alors au tour des pensées de toutes les guerres de défiler, statistiques à la clé…
Alexandre Koutchevsky est né en 1978, il est auteur, metteur en scène, et dramaturge. Il est membre de Lumière d’août compagnie théâtrale/collectif d’auteurs rennais. De 2001 à 2007 il exerce la fonction de dramaturge pour le Théâtre de la Folle Pensée et pour des créations comme Dehors devant la porte de Wolfgang Borchert mis en scène par Cédric Gourmelon au Théâtre National de Bretagne. Sa première pièce, Le Jardinier de la Maison Blanche, est mise en lecture par David Lescot à la Mousson d’été en 2005. A la suite d’une collaboration avec le collectif A mots découverts, Les morts qui touchent est mis en lecture au Théâtre de l’Est Parisien en novembre 2007. Le Jardinier de la maison blanche et Les Morts qui touchent ont été sélectionnés dans les Carnets de lecture Aneth.
16h table ronde les auteurs espagnols avec les auteurs hispaniques invités et présents à la Mousson Christilla Vasserot et Marion Cousin
18h lecture
Entre ce souffle et toi de Naomi Wallace (États-Unis) texte français de Dominique Hollier (Maison Antoine VItez) dirigée par Véronique Bellegarde avec Serge Maggiani, Julie Pilod et Pascal Rénéric et Daniel Largent (musique)
Un hall d’hôpital à Jérusalem Ouest. Trois personnes que tout semblerait séparer se rencontrent : Mourid, palestinien, père d’un enfant mort sous les balles israéliennes ; Tanya, israélienne ; Sami, israélien d’origine marocaine. Ce qui les relie, c’est le souvenir de l’enfant de Mourid… Peu à peu, un dialogue se construit : Sami le balayeur tente de reconstruire de manière imagée avec son balai le corps de l’enfant de Mourid. Contre le refus de Tanya de reconnaître cet enfant, celui qui l’a sauvée de la mucoviscidose par une greffe de son poumon, Sami fait un constat simple, mais porteur de la vérité dont chacun des trois personnages dépend : « je peux faire un être humain, mais ici je ne peux pas me faire une vie ». Le paradoxe de la situation dans laquelle se débattent les trois personnages est celui que les peuples palestiniens et israéliens vivent au quotidien.
Naomi Wallace est dramaturge, scénariste et poétesse et vit actuellement dans le nord de l’Angleterre. Elle a écrit le scénario du film Lawn dogs, réalisé par John Duigan en 1997. Elle est auteur associée à l’Actor’s studio Theatre de Louisville, Kentucky, au National Theatre de Londres et à la 7:84 Theatre company de Glasgow. Son œuvre poétique et théâtrale a été récompensée à de nombreuses reprises. En France, Au Pont de Pope Lick a été mis en scène par Colette Froidefont en 2001 ; Au Cœur de l’Amérique a été mis en scène par Flavio Polizzy en 2005 ; Un Monde (qui) s’efface a été lu à la Mousson d’été en 2006 et enregistrée pour France Culture.
20h45 lecture
Le point aveugle de Yannis Mavritsakis (Grèce) texte français de Dimitra Kondylaki (Atelier Européen de la traduction / Scène nationale d’Orléans avec le concours de l’Union Européenne / pièce publiée aux Éditions Théâtrales dans la collection Traits d’Union) dirigée par Gildas Milin avec Stéphanie Béghain, Daniel Berlioux, Thomas Blanchard, Marc Bodnar, Anne-Lise Heimburger, Jean-Claude Leguay, Catherine Matisse et Pascal Rénéric
Niki s’efforce de retrouver son équilibre après la mort de son mari. Elle erre, désarçonnée, confrontée à un monde hostile. Elle n’a plus de prise sur l’univers qui l’entoure, comme une étoile sortie de son orbite. En suivant son trajet oscillant entre le présent et le passé, le visible et l’invisible, la réalité et le rêve, Yannis Mavritsakis montre le gouffre entre ceux qui dirigent le mouvement aveugle du monde et ceux qui le subissent. Vers une chute inexorable ?
Yannis Mavritsakis est comédien diplômé de l’Ecole Dramatique du Théâtre National grec. Il collabore avec le Théâtre National ainsi qu’avec des metteurs en scène grecs parmi les plus importants. Depuis 2004, il délaisse la scène pour se consacrer à l’écriture du théâtre. Il a écrit Le point aveugle (créé au Théâtre Poreia 2008, et donné en lecture sous la direction de Olivier Py, à l’Odéon-Théâtre de l’Europe, lors du Festival d’Automne, en novembre), Wolfgang (créé au Théâtre National Grec 2008), Boulot de merde (créé au Festival d’Athènes 2009). Soutenu par l’Atelier Européen de la Traduction/Scène Nationale d’Orléans, Le Point aveugle est traduit en roumain, en français aux Editions théâtrales, en italien et en espagnol.
22h30 lecture
Agreste de Newton Moreno (Brésil) texte Newton Moreno (Brésil) avec Elisabeth Catroux, Anne-Lise Heimburger, Norah Krief, Judith Magre, Fabien Orcier, Julie Pilod et Gérard Watkins
Dans un village perdu aux confins du nord-est brésilien, un homme tombe amoureux d’une femme. Pendant des mois, des années, ils vont s’aimer à distance, séparés par une clôture, jusqu’au jour où ils découvrent une ouverture. Après des jours d’hésitation, le cœur qui explose, elle décide de la franchir pour rejoindre l’homme de l’autre côté afin de vivre pleinement cet amour. Ils s’aimeront pendant vingt deux ans jusqu’à la mort du mari. A l’occasion de ses obsèques, entourée par les gens du village venus la soutenir dans cette douloureuse épreuve, elle va découvrir, non sans étonnement, que l’homme qui a partagé sa vie pendant toutes ces années était une femme.
Né à Recife au Brésil, Newton Moreno est comédien, metteur en scène et auteur de théâtre. Il monte son premier texte en 2001, God knew about it and. et, depuis, il a écrit plusieurs pièces : Agreste/Drylands, Body Art, Assombrações do Recife Velho/Hauntings from the Anciet Recife… Il a reçu plusieurs prix depuis 2003, à la fois pour les pièces qu’il a écrites, pour celles qu’il a mises en scène, et pour ses participations en tant que comédien (prix du meilleur acteur au São José dos Campos Festival dans A Mulher Do Trem/The Woman on the train en 2003).
00h Concert Open Room contest Garçons d’étage : Flavien Gaudon et Philippe Thibault
Suivi de DJ set - on vous passera des disques
Mardi 25 août 2009
9h30 – 12h30 ateliers de l’Université d’été
14h lecture
Belgrade de Angélica Liddell (Espagne) texte français de Christilla Vasserot dirigée par Véronique Bellegarde avec Marc Bodnar, Norah Krief, David Lescot, Daniel Martin, Fabien Orcier, Stéphane Varupenne (de la Comédie Française) et Gérard Watkins musique David Lescot pièce traduite à l’initiative et avec le soutien de la Maison Antoine Vitez, centre international de la traduction théâtrale à Montpellier
La Serbie à l’heure des funérailles de Slobodan Milosevic. Une mosaïque de voix pour dire la douleur, la colère, la violence, la misère, la haine, le vide, les frustrations et les contradictions. La décomposition d’un pays devient déconstruction du texte : les voix s’enchaînent sans jamais vraiment parvenir à se répondre. Le langage est cru, souvent dérangeant, car les mots qui sont assénés sont parfois ceux que l’on ne veut pas entendre.
Née en 1966, Angélica Liddell commence une carrière de dramaturge à partir de 1988. Elle reçoit le prix de la ville de Alcorcón pour son œuvre Greta quiere suicidarse. Cette œuvre est la première d’une série qu’elle écrira entre 1990 et 1993 : La condesa y la importancia de las mátematicas, El jardín de las Mandrágoras, La cuarta rosa, Leda. L’œuvre de Angélica Liddell traite de la « part toxique de l’homme », et rappelle « toute la monstruosité présente dans la société de l’apparence et du bien-être ». Elle revisite des thèmes tels que la décadence de l’institution familiale, le refus d’avoir une descendance, la mort violente, le sexe…
16h rencontre très formelle avec Newton Moreno
18h lecture
Après moi le déluge de Lluïsa Cunillé (Catalogne) texte français de Angeles Muñoz dirigée par Laurent Vacher avec Judith Magre et Daniel Martin dans le cadre du partenariat de la mousson d’été avec la Sala Beckett - Obrador Internacional de Dramaturgia et l’Institut Ramon Llull - Llengua i cultura catalanes.
La pièce se situe en Afrique et décrit la vie et les actes d’un homme et d’une femme européens ayant élu domicile à Kinshasa. Lluïsa Cunillé explore ici la violence du monde, et l’atrocité des sociétés occidentale envers l’Afrique. Il en ressort un texte fort, touchant, d’une grande poésie qui, sous des couverts de douceur, recèle un face-à-face intime, réaliste et cruel, où Lluisa Cunillé révèle une forte image de la lutte des classes, d’une réalité difficile à envisager, mais qui ne peut être ignorée. C’est également l’occasion pour l’auteur de soulever des questions controversées comme la solidarité, le dialogue, l’exploitation des organismes de bienfaisance…
Lluïsa Cunillé a suivi les enseignements de José S. Sinisterra et, depuis la création de sa première pièce, Rodeo (Prix Calderón en 1991), elle a écrit, publié et participé à la création de plus de vingt pièces, auxquelles il faut ajouter des adaptations et des scénarios de films. Elle a reçu, en 2007, le Prix National de Théâtre de la Generalitat de Catalunya, pour l’ensemble de son œuvre. Elle a reçu le prix de l’institut des lettres catalanes pour Accident et de la Critique de Barcelone pour Libracion, Passatge Gutenberg et Après moi, le déluge. Cette dernière pièce a été créée le 13 décembre 2008 au Teatre Lliure de Barcelone.
20h45 spectacle
La Jeune fille de Cranach texte et mise en scène de Jean-Paul Wenzel avec Gabriel Dufay, Claude Duneton et Lou Wenzel scénographie Cueco musique Berry Hayward
Coproduction Dorénavant Cie, Maison des Métallos, Espace Malraux Scène nationale de Chambéry
à l’Espace Montrichard – Pont-à-Mousson
Jour d’été. Une jeune baigneuse, surprise par l’orage, pousse la porte de ce qui reste d’un ancien château abandonné, au bord d’un étang. Contre toute attente, un vieil érudit s’y trouve, assis au milieu d’une montagne de livres. Se noue alors entre eux une étrange relation où le réel va sans cesse se fracturer, n’offrant plus qu’une multitude de reflets comme autant de glissements de temps, d’identités, de désirs entrevus… un trouble que l’arrivée d’un bûcheron, ami de la jeune fille pourrait dissiper, à moins que…
Le texte est publié aux Solitaires Intempestifs.
22h30 lecture
C’est comme ça et me faites pas chier de Rodrigo García (Espagne) texte français de Christilla Vasserot dirigée par Rodrigo García avec Melchior Derouet
Dans ses derniers spectacles, Rodrigo García semble accorder une place toujours plus importante à l’écrit, physiquement présent sur scène sous forme de projections qui transforment le spectateur en véritable lecteur et questionnent la parole théâtrale tout autant que le langage. Dans C’est comme ça et me faites pas chier !, pièce écrite pour être jouée par un acteur aveugle, le texte devient même calligraphie, pour mieux interroger ce langage désormais incapable de faire communiquer les hommes entre eux, cet alphabet devenu châtiment.
Rodrigo García, metteur en scène de théâtre contemporain espagnol, est né en 1964 à Buenos Aires, en Argentine. Il travaille à Madrid depuis 1986. Il crée la compagnie "La Carniceria Teatro" en 1989. Rodrigo García est influencé dans un premier temps par les écrivains Samuel Beckett, Harold Pinter, Eduardo Pavolvsky, Fernando Arrabal et le metteur en scène Tadeusz, puis par les auteurs de pièces de théâtre Heiner Müller et Thomas Bernhard et les romanciers Louis Ferdinand Céline et Peter Handke. Ses mises en scène font la part belle à l’expérimentation, et la recherche d’un langage au delà du théâtre traditionnel. Ses chevaux de bataille sont clairement énoncés dans chacun de ses spectacles : la consommation, le foot… Parmi ses mises en scène les plus connues : El Padre et Jardinage humain.
00h - DJ set - on vous passera des disques
Mercredi 26 août 2009
9h30 – 12h30 ateliers de l’Université d’été
14h lecture
Le diable de Châtillon, quand il ne reste plus que la langue de Guilad Evron (Israël) texte français de Zohar Wexler lecture dirigée par Zohar Wexler avec Daniel Berlioux, Elisabeth Catroux, Jean-Claude Leguay, Serge Maggiani, Catherine Matisse et Pascal Rénéric
Dans une terre sainte où les déchirements futurs entre religions se font déjà sentir, dans une atmosphère de croisades, Guilad Evron nous donne à voir la longue décadence d’un roi qui, atteint de la lèpre, n’est plus apte à servir ses fonctions, mais qui, pourtant, continue à combattre la nature pour éviter de laisser à son royaume un successeur incompétent. Le schéma traditionnel de la tragédie éclate ici : la noblesse de la famille royale est totalement ébranlée, tandis que le serviteur du roi, Gaston, opère avec intelligence auprès de celui-ci pour maintenir sa conscience éveillée et l’aider à prendre des décisions politiques mesurées. Alors que la mort pèse, inexorable, sur l’esprit de la cour, seules la langue et la parole viennent au secours d’une nature dévastatrice qui tente d’assassiner le pouvoir.
Guilad Evron est né en 1955 à Tel Aviv. Il est scénariste, auteur de théâtre et romancier. Ses pièces Rain, Jehu, The Mountain does not move, Kane, Good Heart, Starring eye et Don Quijote – The Show ont été successivement montées dans des théâtres israéliens depuis 1988. En cinéma, Guilad Evron a travaillé pour Past Continues, un film d’Amos Gitaï.
16h conférence Théâtre et Musique par Isabelle Moindrot
18h Lecture interactive
Juke-box une proposition de David Lescot avec Marion Aubert, David Lescot et Gérard Watkins
L’auteur comme un juke box. Avec son œuvre complète, qu’elle soit monumentale ou succincte, à portée de main. Et vous, la clientèle, vous mettez un jeton, histoire de vous dégourdir les oreilles. Et vous sélectionnez ce qui vous fait envie, vous lui demandez de vous jouer un extrait, une chanson, un combat, un rêve, un duo, une première fois, ce que vous voulez… Et le juke box vous le fait avec ce qu’il a en magasin. Chaque morceau dure entre deux et quatre minutes. Le juke box peut-être composé de plusieurs auteurs. Mais chaque membre de l’assistance n’a droit qu’à un jeton.
20h45 lecture
Avant le déluge Frères Presniakov (Russie) texte français de Hélène Henry dirigée par Michel Didym assisté de Edouard Signolet avec Quentin Baillot, Daniel Berlioux, Thomas Blanchard, Norah Krief, Jean-Claude Leguay, Serge Maggiani, Julie Pilod, Edouard Signolet, Stéphane Varupenne (de la Comédie Française) et Johann Riche (musique) L’arche est l’agent théâtral de ce texte
Un employé de supermarché propose à l’un de ses clients d’acheter le produit gagnant d’un grand jeu-concours, et ainsi de gagner un yacht qui ferait de lui un nouveau Noé. En rentrant chez lui, sa femme fête l’anniversaire de son fils en mâchant des feuilles de coca… Vous l’aurez compris, ces personnages sont victimes de la rationalité à outrance qu’exerce la société sur leurs activités, et qui leur fait perdre tout sens commun. Les frères Presniakov nous plongent dans une réalité dont les contours s’effritent au fil des répliques. Le mythe de l’arche de Noé est revisité dans une atmosphère de crise : celle des finances, celle des ménages et celle d’une jeunesse qui semble avoir perdu le sens des choses.
Oleg et Vladimir Presniakov, originaires de l’Oural (nés d’une mère iranienne et d’un père russe), sont des figures cultes de la vie théâtrale. Ils fondent en 1998 le Théâtre pour la jeunesse à l’Université Gorky. Ils y montent eux-mêmes leurs propres pièces. Auteurs dramatiques, romanciers, metteurs en scène, ils sont découverts à Moscou avec Terrorisme, mis en scène au Théâtre d’Art en 2002, et qui leur vaudra le prix d’auteur européen en 2003. Dans le rôle de la victime a été joué en lituanien surtitré au Théâtre de la Commune en novembre 2007, et une adaptation cinématographique de la pièce a reçu en 2006 le prix du meilleur film au Festival du Cinéma de Rome.
22h30 lecture
Contre le progrès, 7 petites pièces buresques de Esteve Soler (Catalogne) texte français de Alice Denoyers dirigée par Gabriel Dufay avec Daniel Martin, Julie Pilod, Edouard Signolet et Jean-Paul Wenzel dans le cadre du partenariat de la mousson d’été avec la Sala Beckett - Obrador Internacional de Dramaturgia et l’Institut Ramon Llull - Llengua i cultura catalanes.
Esteve Soler est né en 1976 en Catalogne. Il étudie la mise en scène et la dramaturgie à l’Institut du théâtre de Barcelone. Ses dernières pièces sont : Runes, Jo sóc un altre !, Davant de l’home et Contra el progrès. Il a traduit deux pièces de Sarah Kane 4.48 Psychose et Purifiés. Par ailleurs, Esteve Soler est critique de cinéma et membre de la rédaction de la revue théâtrale Pausa. Il vit à Barcelone et travaille régulièrement avec la Sala Beckett.
00h Concert Mell
Suivi de DJ set - on vous passera des disques
Jeudi 27 août 2009
9h30 – 12h30 ateliers de l’Université d’été
14h lecture
Singapour de Pau Miró (Catalogne) texte français de Denise Laroutis dirigée par Pau Miró avec Quentin Baillot, Stéphanie Béghain, Daniel Berlioux, Marc Bodnar, Catherine Matisse, Stéphane Varupenne (de la Comédie Française) et Lou Wenzel dans le cadre du partenariat de la mousson d’été avec la Sala Beckett - Obrador Internacional de Dramaturgia et l’Institut Ramon Llull - Llengua i cultura catalanes / pièce traduite à l’initiative et avec le soutien de la Maison Antoine Vitez, centre international de la traduction théâtrale à Montpellier
Trois textes indépendants, formant un triptyque. Un homme, un Africain, ruisselant d’eau, sur un quai du port de Barcelone. Deux hommes étranges qu’il rencontre le laissent face au mystère de sa vie. À l’un des deux, il a livré la drogue qu’il portait en lui, prix de son passage. Une Fille fugueuse, un Père à la vie triste se retrouvent, se mentent et se fuient. La Fille rencontre le Noir dans la rue, l’attire chez elle, ils font l’amour. L’Amant dit qu’il veut aller à Singapour, ville de l’avenir. Il vient tous les jours, ils vont se marier, mais la Fille disparaît encore. Le Père et l’Amant ne savent où la chercher. Elle se pend. Le Père et l’Amie de la Fille sont à Singapour pour y disperser les cendres. Dans la chambre d’hôtel, un lien se crée entre eux, un rapprochement, une sorte d’amour.
Né à Barcelone en 1974, Pau Miró est auteur et dramaturge. Diplômé en art dramatique de l’Institut du Théâtre de Barcelone, il a suivi les séminaires de dramaturgie de Sergi Belbel, Sanchis Sinisterra, Xavier Alberti et Javier Daulte. Récemment, il a écrit Banal sessions of Fedra (2006), Prix du meilleur spectacle, Somriure d’Elefant (2006), Bales i Ombres et Happy Hour nominés tous les deux pour le Prix Butaca (le prix le plus important pour le théâtre catalan). Plou a Barcelona a été plusieurs fois primé (entre autres Prix du meilleur texte et de la meilleure petite forme), il a été traduit en castillan, français, portugais, italien, anglais et publié par l’Université de Richmond, New York. Il a été mis en scène à Barcelone, Madrid (Festival de Otonos), à Cordoue, en Argentine, au Vénézuela, au Brésil.
16h lecture
Le jour, et la nuit, et le jour, après la mort de Esther Gerritsen (Pays-Bas) texte français de Monique Nagielkopf dirigée par Véronique Bellegarde avec Gabriel Dufay, Daniel Martin, Pascal Rénéric et Philippe Thibault (musique) pièce traduite à l’initiative de la Maison Antoine Vitez avec le soutien de l’ambassade du royaume des Pays-Bas et publiée aux Editions Théâtrales dans la collection Traits d’Union. L’arche est l’agent de ce texte
Durant le jour, et la nuit, et le jour après la mort de la mère, son fils, son mari et son frère se heurtent, s’épaulent, commencent à apprendre à vivre sans elle. De l’injustice de la situation à son fatalisme, ces trois hommes se confrontent à leurs émotions : sobriété et dignité pour l’un ; pertes de repères pour l’autre ; et le frère, super héros dans l’impossibilité de sauver sa propre famille. Une écriture pudique vers l’épure.
Esther Gerritsen est née en 1972 et a fait des études de théâtre et de littérature à l’Ecole d’art d’Utrecht. Suite à cette formation, elle a écrit des pièces de théâtre pour des compagnies reconnues aux Pays-Bas telles que Her Syndicaat, Toneelgroep Amsterdam, Het Gasthuis, Victoria, et Keesen & Co. Elle écrit aussi de la prose : nouvelles, romans, dont l’un, Normale dagen, fut élu meilleur roman en 2005 par les lecteurs du magazine Boek. Elle a également écrit des articles et chroniques pour des journaux et des magazines. Elle a reçu de nombreux prix, tels que le prix néerlando-allemand pour les enfants du théâtre de Duisburg en 2001 et 2008, et le prix Halewjin de la ville de Roermond en 2004.
18h lecture
Sauvages, l’homme aux yeux tristes de Händl Klaus (Autriche) texte français de Céline Robinet dirigée par Laurent Vacher avec Quentin Baillot, Stéphanie Béghain, Thomas Blanchard et Marc Bodnar et Johann Riche (musique)
Chaleur étouffante dans un village déserté, sans eau potable ni électricité. Sur le quai de la gare, Gunter, un médecin en transit, se fait appréhender par les frères Émile et Hanno Flick. Les deux hommes, dans une indiscrétion courtoise, invitent Gunter à se désaltérer chez eux. Sur la route, les frères tabassent un vieil homme qui s’échappe, emportant avec lui la veste de Gunter… et son passeport. À la maison, rencontre avec Heidi, la sœur Flick qui vit recluse et est sujette à des crises d’angoisse et des problèmes respiratoires. Puis apparaît le père, silencieux. C’est l’homme qu’ils ont passé à tabac. La nuit plonge la pièce dans l’obscurité totale. Hanno disparaît mystérieusement. Dans l’attente de l’aube, on organise une randonnée pour le lendemain. Un texte obscur à l’univers trouble, qui agit par la langue. Pas de didascalie mais des phrases décomposées qui traversent les voix des personnages. Un laconisme intriguant et énigmatique.
Händl Klaus écrit de la prose, des livrets, des scénarios et du théâtre (quatre pièces à ce jour, dont plusieurs primées). Il est également acteur de cinéma et cinéaste (Prix du meilleur premier film à Locarno en 2008 pour März), comédien. Subtilement surréaliste, Händl Klaus aime déjouer nos attentes sur l’unité des lieux et des personnages. Né en 1969 au Tyrol, il vit entre Bienne, Vienne et Berlin et a reçu de nombreux prix pour son œuvre théâtrale.
20h45 - spectacle
Identité Texte et mise en scène de Gérard Watkins avec Anne-Lise Heimburger et Fabien Orcier scénographie de Michel Gueldry
au Centre culturel Pablo Picasso de Blénod-lès-Pont-à-Mousson
Marion Klein et André Klein forment un couple de jeunes européens. Ils ont fait des études, ne travaillent plus, et vivent dans une certaine précarité. Marion Klein a perdu son appétit, et n’arrive plus à manger. André Klein lit sur l’étiquette d’une bouteille de vin qu’ils peuvent gagner de l’argent en répondant à une question. Cette question va les mener malgré eux dans une quête identitaire qui va bouleverser leur existence et leur relation amoureuse.
22h30 le Bal littéraire (écriture en résidence)
La Coopérative d’écriture avec Marion Aubert, Nathalie Fillion, David Lescot, Fabrice Melquiot, Yves Nilly et Pauline Sales
Ils sont 5 auteurs à se réunir le matin, autour d’un intitulé commun : ils inventent ensemble la biographie imaginaire de deux personnages, en donnent une description physique succincte, cherchent comment cette petite histoire en devenir a traversé la grande, essaient de tenir compte de l’inscription géographique du processus (à Sète, Paul Valéry s’est invité dans les textes écrits sur le vif, à Reims Jeanne d’Arc est passée…). Parallèlement, les auteurs constituent une liste de 10 chansons populaires d’époques diverses. Chaque chanson est associée à un texte à écrire et chaque texte doit s’achever par le titre de la chanson auquel il est associé. En tout, un corpus de dix textes d’une durée variant de 5 à 8 minutes. Les textes sont mis en commun et cosignés. On aboutit à une histoire en dix fragments, fiction impromptue, écrite à la volée, dans la journée, les auteurs mettant, au sein de ce dispositif, leur solitude à l’abri de celles des autres. Le soir, l’espace d’accueil du Bal Littéraire se transforme en dancing. Tout le monde se réunit autour des cinq auteurs et des dix textes écrits dans la journée. Les auteurs sont tous équipés de micros et se transforment en lecteurs des textes rassemblés. On établit une alternance lecture/musique qui permet aux spectateurs présents de découvrir un objet littéraire constitué de textes inédits, écrits in situ, tout en s’abandonnant à la fièvre partagée d’un bal populaire.
00h – scène musicale ouverte par les artistes de la mousson d’été
suivi de DJ Set – on vous passera des disques
Vendredi 28 août 2009
9h30 – 12h30 bilan des ateliers de l’Université d’été
