La Maison Européenne des Écritures Contemporaines

1.Présentation

A NOTER

LA MOUSSON D’ÉTÉ 2012 aura lieu du 23 au 29 août

Programmation en cours.

UNIVERSITÉ D’ÉTÉ 2012

Les inscriptions à l’université d’été sont ouvertes. Elles se termineront le 10 juin.

Merci de Contacter Laure Massel pour toutes informations sur l’Université d’été. Tél : 03 83 37 78 07 Mail : universitedetelamousson@gmail.com

Téléchargement du dossier de candidature possible.

BILAN MOUSSON D’ÉTÉ 2011

La formule a eu le temps de faire ses preuves. Aujourd’hui, la rencontre des Prémontrés est devenue un événement incontournable où l’on vient puiser, à la source, le talent, confirmé ou prometteur, d’auteurs toujours très percutants (la programmation est le fruit du travail, sur l’année écoulée, d’un comité de lecture avisé et vigilant). Il n’est pas anodin de rappeler, ici, ce qui fait, depuis bientôt deux décennies, le succès de cet événement unique en son genre. Il s’agit, dans le cadre confortable et studieux d’un espace et d’un temps donnés, d’agencer les éléments d’une intense activité. Lectures, mises en espace, spectacles, ateliers, conférences, tables rondes, concerts s’enchaînent. La possibilité de se retrouver en présence d’écrivains choisis et d’entendre, dans les meilleures conditions, par la voix de comédiens de premier plan, des textes singuliers, permet de prendre la température des ambitions théâtrales qui renouvellent actuellement un champ artistique où rien n’est jamais figé.

La mousson d’été est un événement qui constitue un véritable bouillon de culture. Chaque édition a son visage, son aura et ses répercutions. C’est ainsi que la grande majorité des textes qui y sont présentés finit, dans une échéance de deux ou trois ans, par être produite et diffusée dans les théâtres français.

Pour certains spectateurs, occasionnels ou habitués, la mousson d’été fait bel et bien figure de festival, mais festival un peu différent des autres. En effet, le bruissement des langues étrangères, le plaisir de découvrir des textes d’auteurs parfois totalement inconnus en France, la virtuosité d’un certain impromptu possèdent une portée spectaculaire qui ne se mesure pas à l’aune d’effets scéniques ou de simples moyens techniques, mais qui se situe en plein cœur de l’entreprise poétique.

Pour d’autres, étudiants, enseignants ou professionnels en devenir, il s’agit de s’initier au théâtre ou d’approfondir des connaissances pratiques et théoriques dans ce domaine. Car, la mousson d’été est aussi une Université d’été placée sous la houlette d’une équipe d’auteurs, de metteurs en scène et de pédagogues de renom. Ainsi, cette année Jean Pierre Ryngaert, Eloi Recoing, Joseph Danan et Jean-Marie Piemme composaient l’équipe de cette édition. Avec eux, soixante-dix stagiaires européens prennent le temps de réfléchir sur les fondements de la théâtralité, non pas à un niveau abstrait, mais en lisant, jouant ou écrivant des textes, tout en dialoguant avec les auteurs présents. Pour d’autres, encore, qui appartiennent déjà à la profession et aux institutions théâtrales, la mousson d’été est un véritable vivier où s’offrent la possibilité de découvrir, vite et bien, des textes inédits à monter, à produire, à diffuser et celle de faire exister tout un réseau de personnes qualifiées.

Pour tous, enfin, il s’agit de vivre, à l’affût d’une création vraiment contemporaine, une semaine d’activité intense, de participer à un moment particulièrement émouvant et précieux, celui où le théâtre passe de l’espace de la feuille de papier à celui de la scène, où le texte émerge dans le champ du sensible, faisant l’objet d’une première incarnation concrète… Car si, à l’heure de la mondialisation et de la virtualité, il est primordial d’avoir accès, le plus rapidement possible, à ces productions tout juste sorties de l’imagination de leurs auteurs, et de court-circuiter, ainsi, la lenteur et la pesanteur des circuits traditionnels, il est également important de prendre le temps d’expérimenter cette découverte sur un plan humain, dans un rapport physique avec ceux qui sont en charge d’en faire sentir la richesse et la beauté. En l’occurrence, aller vite n’empêche pas d’aller au fond des choses, ni d’envisager le théâtre pour ce qu’il a toujours été : un art de l’ici et maintenant, de la présence physique, de l’écoute et de la vision partagées.

Olivier Goetz

La 17ème édition des rencontres théâtrales de La mousson d’été a proposé une programmation tournée vers les auteurs Européens et Nord Américains. Ce laboratoire a pour but de favoriser la production de textes en les présentant aux professionnels, metteurs en scène ou directeurs de théâtres et aussi au public toujours au rendez-vous.

Parmi plus de 600 textes réceptionnés, une trentaine d’auteurs et traducteurs ont investit les lieux lors de cette nouvelle édition. Environ 50 % de textes lus deviendront des pièces de théâtre dans les deux saisons suivantes, en France ou bien à l’étranger.

La mousson d’été s’attelle toujours à découvrir des auteurs sans se soucier de frapper un grand coup. Plusieurs auteurs encore méconnus avant leurs arrivées sur le festival se sont fait connaître, notamment Pauline Sales ou l’auteur à succès Hispano-Argentin Rodrigo Garcia.

Un public toujours au rendez-vous avec environ 5 000 spectateurs qui arpentent les couloirs et salles de l’Abbaye des Prémontrés et assistent aux nombreuses rencontres avec les auteurs, les comédiens et metteurs en scène.

L’édition 2011 de La mousson d’été, a accueilli des auteurs venus du continent Nord-Américain avec Adam Rapp et Gregory Moss (USA), Marie Clemens (Canada anglophone) et Catherine Leger (Québec), et également des auteurs de toute l’Europe, Esteve Soler (Catalogne), Denis Kelly (Angleterre), Yannis Mavritsakis (Grèce), Marius Ivaskevicius (Lituanie), Sibylle Berg (Allemagne), Joseph Danan, Thibault Fayner, Claudine Galéa et Magali Mougel (France) Enfin, afin de ne pas oublier que le texte est destiné à devenir un véritable spectacle, La mousson d’été a accueilli également la Jeanne d’arc de Nathalie Quintane, dans une mise en scène par Thomas Blanchard, avec Julie Recoing.

La mousson d’été a fait de L’Abbaye des Prémontrés un des centres européens majeurs pour la découverte et la promotion des nouvelles écritures dramatiques.